A PROPOS
J’ai créé le média que j’aurais aimé lire.
Un endroit où l’on puisse parler des questions qui traversent vraiment nos vies de femmes, sans faire semblant que les réponses sont simples.
Le corps et la féminité. Le couple et l’amour. La maternité. Le travail, l’ambition et la place que l’on veut prendre dans le monde. La foi, le doute, ce que l’on reçoit et ce que l’on choisit de transmettre.
Parce que notre foi traverse toute notre vie, pas seulement les sujets que l’on a l’habitude d’appeler « spirituels ».
Des questions profondément contemporaines, regardées à la lumière de la foi chrétienne. Sans chercher à faire entrer toutes les femmes dans le même modèle. Sans opposer systématiquement ce que notre époque nous dit à ce que l’Église nous transmet. En laissant surtout de la place pour chercher, questionner, parfois changer d’avis et discerner.
C’est à cette intersection que ce média est né.
Tout est parti de questions que je me posais
Longtemps, j’ai cherché des réponses à des questions très concrètes de ma propre vie.
Qu’est-ce que cela veut dire, au fond, être une femme ? Est-ce que Dieu attend quelque chose de particulier de moi parce que je suis une femme ? Quelle place donner à mon corps, à ma féminité, au désir d’être belle ou de me sentir désirable ? Qu’est-ce qui relève de ce que je suis, de mon histoire, de mon époque et de ma foi ?
Je me suis posé beaucoup de questions sur la maternité aussi. Peut-on désirer profondément un enfant et détester la grossesse ou le post-partum ? Aimer profondément ses enfants et ne pas aimer toutes les dimensions de la maternité ? Jusqu’où doit-on se sacrifier pour eux sans disparaître soi-même ? Et qu’est-ce que la fécondité, au fond ? Se résume-t-elle à la maternité biologique, ou sommes-nous appelées à être fécondes autrement ?
Il y avait le travail. Peut-on être ambitieuse et chrétienne ? Est-ce mal d’aimer travailler, de vouloir réussir, gagner de l’argent, prendre une place dans le monde ? Comment savoir si une ambition est juste ou si elle prend trop de place ?
Le couple aussi. Peut-on encore croire à la fidélité dans le mariage aujourd’hui ? Qu’est-ce que se donner à l’autre sans se perdre soi-même ? Jusqu’où pardonner ? Comment continuer à aimer quand la vraie vie est beaucoup moins simple que les grands principes sur l’amour ?
Et puis, forcément, il y avait Dieu. Qu’est-ce qu’Il attend réellement de moi et qu’est-ce que je me mets toute seule sur les épaules ? Peut-on croire et douter ? Comment vivre ces moments où je suis en colère contre Lui ? Comment Lui parler quand je ne sais plus très bien quoi dire ? Comment parler de Dieu aux autres sans réciter un discours ou chercher à convaincre ? Et comment distinguer ce que dit réellement ma foi de ce que ma famille, mon milieu ou ma culture m’ont appris à considérer comme « chrétien » ?
Et puis il y a ce que l’on transmet. Comment transmettre sans étouffer ? Initier sans dégoûter ? Comment parler de Dieu à ses enfants, leur donner quelque chose de cette foi qui compte pour nous, tout en sachant qu’elle devra un jour devenir (ou non) la leur ? Et au-delà de la foi : qu’est-ce que je veux garder de ce que j’ai reçu ? Qu’est-ce que je veux transmettre à mon tour ? Où s’arrête ce qui m’appartient, et où commence la liberté de l’autre ?
Ce sont ces questions-là qui m’intéressent. Celles qui surgissent dans la vraie vie et auxquelles il n’y a pas toujours une petite réponse catholique bien rangée.
Certaines viennent directement de ce que j’ai vécu. D’autres d’une conversation, d’une lecture, d’un désaccord ou simplement de quelque chose qui m’a intriguée. Je n’ai pas toujours trouvé de réponse. J’ai parfois changé d’avis. Et certaines questions continuent de me travailler.
Alors j’ai cherché. Dans la Bible et les Évangiles, le Catéchisme et les textes de l’Église. Chez des théologiens, des prêtres, des philosophes, des écrivains. Mais aussi dans les conversations, les témoignages, les expériences et les désaccords des autres.
Et j’ai commencé à écrire.
Mes questions ne sont pas celles de toutes les femmes.
Et c’est probablement l’une des choses que j’ai comprises en écrivant ici.
Ce qui me travaille ne te travaille peut-être pas. Une expérience qui a été déterminante dans ma vie te semblera peut-être complètement étrangère. Là où je vois une tension, tu n’en vois peut-être aucune.
Et tant mieux.
Je ne veux pas faire de ma vie une démonstration. Ni de mes choix un modèle. Encore moins prétendre parler « au nom des femmes chrétiennes ».
Mon expérience est simplement l’un des endroits depuis lesquels les questions surgissent. Ensuite, il faut sortir de soi : lire, écouter, chercher, confronter, remettre en question ce que l’on croyait savoir.
Et au milieu de tout ça, il y a Dieu.
Je suis catholique. Mais ça n’a pas toujours voulu dire la même chose dans ma vie.
J’ai grandi dans une famille catholique. J’allais à la messe le dimanche, je connaissais les grandes lignes, les fêtes, les prières, les codes. J’étais catholique de culture, en quelque sorte. Mais tout cela était assez peu incarné dans ma vie.
Dieu était quelque part, très loin. Une sorte de personnage un peu étrange dont on parlait à l’église. Le Christ était une belle histoire à laquelle je croyais sans vraiment savoir ce que cela pouvait changer à un mardi matin tout à fait ordinaire. La foi existait dans ma vie, mais je ne voyais pas vraiment ce qu’elle avait à voir avec ma vie.
Alors, avec le temps, j’ai laissé tout ça de côté. De plus en plus. Jusqu’à ne même plus aller à la messe à Noël. À un moment, j’ai tout rejeté en bloc.
La foi est arrivée dans ma vie plus tard. Pour de vrai, cette fois. Non plus seulement comme quelque chose que j’avais reçu ou appris, mais comme quelque chose qui pouvait traverser ma manière d’aimer, de travailler, d’être mère, d’habiter mon corps, de faire des choix, de souffrir, d’espérer… bref, ma vie entière.
Aujourd’hui, la foi n’est donc pas un sujet parmi d’autres dans ma vie. C’est depuis elle que j’essaie de regarder le monde, de comprendre ce que je vis et de discerner la manière dont je veux vivre.
Croire n’a pas fait disparaître mes questions. Peut-être même l’inverse.
Ma relation à Dieu a connu la confiance et le doute, l’élan et la colère. Des moments où croire me semblait presque évident, et d’autres où je ne comprenais plus grand-chose. Je ne crois pas que la foi nous demande de faire semblant que ces endroits-là n’existent pas. Ni qu’elle nous dispense de regarder en face ce qui résiste, ce qui dérange ou ce qui ne rentre pas proprement dans nos catégories.
C’est aussi pour cela que ce média existe.
Non pour mettre Dieu au service de réponses que j’aurais déjà trouvées, mais pour faire précisément ce que je n’avais jamais appris à faire : regarder la vie entière depuis la foi chrétienne.
Parce que cette vie n’est pas faite seulement de ce qui est beau, facile ou heureux. Il y a les joies immenses, bien sûr. Mais aussi les déceptions, les choix impossibles, la souffrance, la maladie, la colère, le doute, la mort. Toutes ces choses que l’on aimerait parfois pouvoir tenir à distance, et qui font pourtant partie de notre condition humaine.
La foi ne les fait pas disparaître. Elle ne donne pas non plus une explication satisfaisante à tout. Mais elle change la manière dont j’essaie de les traverser. Elle remet de l’espérance là où je serais tentée de désespérer, de la charité là où il serait plus facile de me refermer, du pardon là où je voudrais rester en colère. Elle m’oblige aussi parfois à déplacer ce que je croyais juste ou important (et je vous jure, parfois ça me fait chi** !!).
C’est aussi pour cela que ce média existe.
Et au fond, c’est là que se trouve pour moi la finalité de tout cela : chercher Dieu et essayer de Le servir.
Pendant longtemps, la phrase « Dieu est amour » m’a paru terriblement niaise. Le genre de formule un peu mièvre qui ne voulait finalement plus dire grand-chose à force d’être répétée. Aujourd’hui, je crois au contraire qu’elle dit à peu près tout.
Dieu est amour. Et si je cherche à Le suivre, ce n’est pas pour devenir une « bonne catholique », appliquer parfaitement une série de règles ou cocher les cases d’une vie chrétienne réussie.
C’est parce que je crois qu’au fond, il n’y a pas de manière plus juste de vivre que d’apprendre à aimer.
Aimer vraiment. Les autres, bien sûr. Ceux qui nous sont confiés, ceux qu’on a choisis et ceux qu’on n’a pas choisis. Mais aussi apprendre à aimer la vie qui nous est donnée, le réel tel qu’il est, et peut-être même à nous aimer nous-mêmes avec justesse.
Parce que si tout ce que nous construisons, cherchons, réussissons, transmettons, traversons ne nous apprend pas un peu mieux à aimer… alors à quoi bon ?
Et si je me tourne vers Dieu, c’est parce que c’est d’abord de Lui que j’ai reçu cet amour. Je ne cherche pas seulement auprès de Lui une manière de mieux vivre. J’essaie d’apprendre à aimer à partir de l’amour que j’ai moi-même reçu.
C’est depuis cet endroit que j’écris.
LE MEDIA
La vie réelle, à la lumière de la foi
Anne-Claire LPS est un média féminin chrétien et catholique consacré aux questions qui traversent la vie des femmes.
Il explore six grands territoires : Corps & féminité, Maternité, Couple & amour, Travail & ambition, Foi et Transmission.
Les sujets peuvent naître d’une expérience personnelle, d’une conversation, d’une réaction d’une lectrice ou d’une question qui traverse notre époque. Ils sont ensuite approfondis à partir de sources diverses : Bible et Évangiles, Catéchisme et textes de l’Église catholique, théologiens, philosophes, chercheurs, écrivains, témoignages et regards contemporains.
L’objectif : ne pas proposer un modèle. Donner une boussole.
Regarder. Creuser. Discerner.
Regarder
Partir d’une expérience réelle, d’une question ou d’une contradiction, sans prétendre qu’elle est universelle.
Creuser
Sortir de l’intuition personnelle, chercher les sources, écouter les désaccords et confronter ce que l’on croit savoir à ce que disent réellement les textes.
Discerner
Refuser aussi bien le relativisme que le prêt-à-penser. Distinguer ce qui relève de la foi, de la culture, de l’opinion ou du discernement personnel.
Derrière ce média
Anne-Claire Lépissier est la fondatrice et autrice d’Anne-Claire LPS, un média féminin chrétien consacré aux questions de corps, de maternité, de couple, de travail, de foi et de transmission.
Professionnelle du marketing et de la communication depuis une dizaine d’années, elle écrit depuis 2026 sur les questions qui traversent sa propre vie et celles qu’elle rencontre au fil de ses recherches et de ses échanges avec ses lectrices.
Elle vit à Versailles avec son mari et leurs deux enfants.
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